Depuis son inauguration en 2012, la Tokyo Skytree constitue l’un des points de repère les plus emblématiques de la ville de Tokyo. De par ses dimensions démesurées et la vue qu’elle offre sur la capitale japonaise, elle se classe désormais parmi les attractions les plus prisées du pays. Si vous avez envie de découvrir le plus haut bâtiment du Japon et pourquoi pas d’y faire un tour, cet article vous fournira toutes les informations pratiques dont vous aurez besoin, ainsi que mon avis suite à ma visite.
Le jour où paraît ce guide, la Tokyo Skytree fête son quatorzième anniversaire. Pour marquer le coup, j’ai essayé de rendre ce dossier aussi complet que possible et d’aller au-delà de simples informations touristiques. J’espère donc qu’il vous plaira.
La Tokyo Skytree, de quoi s’agit-il ?
Pour être précis, la Tokyo Skytree (東京スカイツリー, Tōkyō Sukaitsurī) est une tour de radiodiffusion, comparable à notre bonne vieille tour Eiffel. Elle permet donc d’émettre des émissions de télévision et de radio dans toute la région du Kantō. En cela, on peut la considérer comme la petite sœur de la tout aussi célèbre tour de Tokyo. Celle-ci, achevée en 1958 et haute de 332,6 mètres, reste longtemps le plus haut bâtiment du Japon. Dans les années 2000, elle commence cependant à être jugée obsolète car trop petite pour transmettre certaines fréquences, dans un environnement où les immeubles de grande hauteur sont devenus la norme.
Un projet pharaonique
Les plans de la tour sont rendus publics en 2006 et son édification débute officiellement en juillet 2008. Si elle est initialement conçue pour mesurer 610 mètres, le projet est réévalué en 2009 pour atteindre une hauteur de 634 mètres. Cette valeur, hautement symbolique, se base sur un jeu de mots appelé goroawase (語呂合わせ). Les nombres en japonais possèdent plusieurs lectures et il est possible de prononcer 634 mu-sa-shi. Ce nom renvoie à la province historique de Musashi, siège de l’actuelle Tokyo. J’avoue avoir eu un petit moment de fierté en faisant le rapprochement seul devant un restaurant de la tour, le Sky Restaurant Musashi.

La tour atteint sa hauteur actuelle en 2011, devançant à la fois la tour de Tokyo et l’éphémère tour Oméga, érigée entre 1973 et 1998 sur l’île de Tsushima, d’une hauteur de 455 mètres. Elle devient ainsi la plus haute structure jamais construite au Japon et la troisième dans le monde (hors plates-formes pétrolières), après le Burj Khalifa de Dubaï (828 mètres) et la tour de transmission de Radio Varsovie (646 mètres), effondrée en 1991. Elle prend donc une place de deuxième plus haut bâtiment, qu’elle conserve jusqu’en 2023, avec l’achèvement de la Merdeka 118 en Malaisie (678,9 mètres).
Aujourd’hui, la Tokyo Skytree peut se targuer d’être la troisième plus haute structure et la plus haute tour de radiodiffusion au monde. Sacrée performance !
Une ouverture en fanfare
Après des années de travaux, la tour ouvre enfin au public le 22 mai 2012. Malgré des conditions météo épouvantables, avec de fortes pluies et des rafales de vent qui imposent l’arrêt de deux ascenseurs, l’édifice attire pas moins d’1,6 million de visiteurs dans sa première semaine.
L’attraction majeure de Sumida
Depuis plus d’une décennie, la Tokyo Skytree s’élève dans le nord-est de Tokyo et plus particulièrement à Sumida, l’un des 23 arrondissements spéciaux. Cette zone, autrefois peu prisée des visiteurs, se trouve à une demi-heure de marche du célèbre quartier d’Asakusa. La tour y est d’ailleurs bien visible et il n’est pas rare de l’entrevoir au détour d’une rue.
Un vaste complexe
La Tokyo Skytree se situe plus précisément dans le quartier d’Oshiage et s’inscrit dans un vaste complexe de divertissement, la Tokyo Skytree Town (東京スカイツリータウン). On y trouve notamment un centre commercial, Tokyo Solamachi (東京ソラマチ), littéralement « ville du ciel », un aquarium, un planétarium, un musée de la poste et même une patinoire pendant la période hivernale.
L’ensemble du complexe est la propriété d’une compagnie ferroviaire, la Tobu Railway (東武鉄道株式会社), elle-même membre du groupe Fuyo (芙蓉グループ), qui associe un grand nombre d’entreprises japonaises.
Un emblème du Japon contemporain
La tour se distingue également par sa structure : celle-ci forme un triangle équilatéral à sa base, puis s’arrondit progressivement jusqu’à devenir cylindrique à une hauteur de 320 mètres. Elle offre deux plates-formes d’observation, situées respectivement à 350 et 450 mètres.

L’édifice est construit selon des normes antisismiques modernes. Pendant sa construction, la Skytree a d’ailleurs subi sans broncher le terrible séisme de mars 2011. Sa grande sœur, la Tokyo Tower, s’est retrouvée avec une antenne tordue, imposant des réparations.
Une tour aux innombrables couleurs
Enfin, notons les teintes de la tour. Elle se pare d’une couleur traditionnelle japonaise, un bleu très clair nommé aijiro (藍白), littéralement « blanc indigo ». La nuit, un éclairage par LED la rend immédiatement visible dans le paysage tokyoïte.
Voici les trois principaux thèmes :
- Iki (粋, « élégance, chic ») : une illumination blanche et bleue qui représente le mouvement de l’eau de la rivière Sumida ;
- Miyabi (雅, « grâce, raffinement ») : un violet tirant sur le pourpre évoquant l’époque d’Edo (1603-1868), nommé Edo-murasaki (江戸紫) en japonais ;
- Nobori (幟, « drapeau, bannière ») : ajouté en 2017, un jeu de couleurs blanc et orange qui symbolise l’énergie de la ville de Tokyo, tout en rappelant le mouvement des koinobori (鯉幟), ces manches à air en forme de poisson qui bougent au gré du vent.
Ces éclairages sont renouvelés chaque soir, entre le coucher du soleil et minuit. En plus de ces trois principaux thèmes, d’autres sont régulièrement proposés pour certaines occasions. Certains sont récurrents, comme Noël ou Tanabata, d’autres sont associés à des événements épisodiques.
Quelques exemples d’illuminations
Parmi ces événements, on peut citer pêle-mêle : des illuminations liées au sport (Jeux olympiques de 2020), aux manga et anime (Demon Slayer en 2024, My Hero Academia en 2025), aux jeux vidéo (Final Fantasy VII Remake en 2020, aux couleurs des Pokémon en 2024), à des licences occidentales (couleurs des personnages de Toy Story pour les 30 ans du premier film en 2025), à la musique japonaise (couleurs des membres du groupe Momoiro Clover Z en 2018), voire des événements croisés (rouge vif pour la chanson Homura, « flamme », de la chanteuse LiSA en 2020 pour un film de la licence Demon Slayer en 2020).
La Skytree vit aussi à l’heure de l’actualité internationale. On a ainsi pu voir une tour aux couleurs du drapeau indien en août 2025, pour la visite du premier ministre Narendra Modi, ou du drapeau américain pour accueillir Donald Trump en octobre de la même année. Les événements plus graves ne sont pas en reste : la tour s’est parée en 2015 d’un motif bleu-blanc-rouge appelé « tricolore » (トリコロール), pour afficher le soutien du Japon à la France suite aux attentats du 13 novembre, ou encore de jaune et de bleu en février 2022, vis-à-vis de l’Ukraine envahie par la Russie.
Le calendrier des illuminations
Si vous souhaitez connaître à l’avance le thème du soir, vous le retrouverez sur cette page, avec une prévision à 10 jours. Idéal pour planifier une séance photo nocturne !
En règle générale, les couleurs classiques (Iki, Miyabi et Nobori) sont visibles les jours de semaine et celles liées à des événements (portant la mention スペシャル, « spécial ») le sont plutôt le week-end. Certains thèmes peuvent même se succéder dans une même soirée.

Cette alternance d’illuminations permet donc d’admirer la tour plusieurs soirs pendant un séjour à Tokyo, avec à chaque fois un motif différent.

La Tokyo Skytree : comment en profiter ?
Outre les boutiques et musées du centre commercial, on peut distinguer deux activités : d’une part, regarder la tour dans le paysage urbain de Tokyo, d’autre part, observer ce dernier depuis l’édifice.
Où voir la Tokyo Skytree ?
Dans l’absolu, ce n’est pas bien compliqué : avec ses 634 mètres, la Skytree est visible d’un peu partout à Tokyo. On peut l’apercevoir depuis plusieurs points de vue, par exemple celui du siège du gouvernement métropolitain, le fameux Tochō. Mais il est plus intéressant de s’en approcher.
Le meilleur endroit pour profiter de la tour reste sans doute Asakusa. Elle peut être vue depuis le Sensō-ji et les différentes rues commerçantes de la zone. Cerise sur le gâteau, vous trouverez un observatoire accessible gratuitement au huitième étage du Centre d’information touristique et culturel d’Asakusa (浅草文化観光センター).
Celui-ci offre une vue dégagée sur la rivière et le quartier de Sumida, avec la Tokyo Skytree et l’étonnant Asahi Beer Hall, célèbre pour sa « flamme d’or ». Conçu par le designer français Philippe Starck, elle est surnommée « l’étron d’or » (金のうんこ) par les Japonais !

A faire : s’approcher de la Tokyo Skytree
Si vous passez la soirée à Asakusa, je vous recommande chaudement de marcher jusqu’à la tour à la tombée de la nuit. Cette promenade vous fera passer par les points suivants :
- Le parc Sumida, du côté de l’arrondissement de Taitō (台東区立隅田公園), très prisé lors de la floraison des cerisiers ;
- Un pont sur lequel transitent les trains, qui dispose d’une passerelle piétonne, la Sumida River Walk (すみだリバーウォーク). Elle offre un beau point de vue sur la rivière dans laquelle se reflètent les lumières de la ville. Vous y apercevrez sans doute des yakatabune (屋形船), ces bateaux de croisière un peu kitsch coiffés d’un toit et portant des lanternes rouges ;
- Le parc Sumida à nouveau, du côté de l’arrondissement du même nom (隅田公園) ;
- Un canal dans lequel se reflète la Tokyo Skytree.
A titre personnel, j’ai trouvé la marche jusqu’à la tour particulièrement impressionnante. Si j’avais aperçu la Burj Khalifa depuis l’aéroport lors d’une escale à Dubaï, c’était la première fois que je m’approchais de près d’une structure aussi haute (actuellement la troisième au monde). Mon seul autre point de comparaison était la tour Taipei 101, déjà très imposante du haut de ses 508 mètres !
Lorsqu’on arrive au pied de la tour, on comprend d’où elle tire son nom, tant elle ressemble à un immense arbre qui monte de la terre jusqu’au ciel.

Vous pouvez achever votre visite par le centre commercial, qui propose lui aussi un jeu de son et lumière. Comme j’étais arrivé après la fermeture des observatoires, je suis reparti vers mon hôtel en décidant de revenir le lendemain.

Les observatoires de la Tokyo Skytree
Abordons à présent l’aspect le plus connu de la tour : sa vue, ou plutôt ses deux vues imprenables sur Tokyo. Voyons donc la marche à suivre pour en profiter.
Comment y accéder
La tour se situe à l’adresse suivante : 1-1-2 Oshiage, Sumida-ku, 131-0045, Tokyo (131-0045 東京都墨田区押上1丁目1−2). Si vous y allez en taxi, a priori, le chauffeur saura y aller !
Elle est très bien desservie par les transports en commun et dispose de deux gares à elle toute seule : Tokyo Skytree (とうきょうスカイツリー駅) et Oshiage (押上駅).
- Station Tokyo Skytree : desservie par la ligne Tōbu Skytree (東武スカイツリーライン) depuis Asakusa ;
- Station Oshiage : desservies par les lignes de métro Asakusa (A) et Hanzōmon (Z).
Trajets conseillés
En fonction de votre lieu de séjour, vous pouvez prendre les transports suivants :
- Depuis Shinjuku : ligne Marunouchi (M) direction Ikebukuro, changement à Otemachi, puis ligne Hanzōmon (Z) jusqu’à Oshiage OU ligne Shinjuku (S) direction Motoyawata, descendre à Bakuroyokoyama, puis marcher jusqu’à Higashi-Nihombashi et prendre la ligne Asakusa (A) juqu’à Oshiage ;
- Depuis Shibuya : ligne Hanzōmon (Z) jusqu’à Oshiage (c’est direct !) ;
- Depuis la gare de Tokyo : ligne Marunouchi (M) direction Ikebukuro, changement à Otemachi, puis ligne Hanzōmon (Z) jusqu’à Oshiage ;
- Depuis Ueno : ligne Ginza (G) direction Asakusa, changement à Asakusa (même nom, mais stations différentes !), puis ligne Asakusa (A) jusqu’à Oshiage ;
- Depuis Asakusa : ligne Tobu Skytree jusqu’à Tokyo Skytree OU ligne Asakusa juqu’à Oshiage (mais y aller à pied est aussi rapide).
Et si vous séjournez dans un autre endroit, Google Maps vous aidera à trouver le trajet le plus pratique.
Tarifs et réservation
Une fois sur place, l’accès aux observatoires se fait au 4e étage. Vous pouvez acheter un ticket au comptoir ou bien faire une réservation en ligne. Attention, il y a deux observatoires et donc deux tarifs différents.
- Tembo Deck (天望デッキ) : 340 à 350 mètres ;
- Tembo Galleria (天望回廊) : 445 à 450 mètres.
Vous noterez au passage le jeu de mots sur 展望 (tenbō), « vue, panorama », où le kanji 展 est remplacé par 天, qui se prononce lui aussi ten et signifie « ciel » !
Il est important de faire la distinction, car deux formules sont proposées : accès à la Tembo Deck seule et combo Tembo Deck + Tembo Galleria. Il est également possible d’acheter un ticket pour la Tembo Galleria, uniquement si vous en possédez déjà un pour la Tembo Deck. Sauf changement d’avis de dernière minute, ce n’est pas une option intéressante.
Les tickets peuvent être achetés en ligne sur cette page, ou bien directement sur place.
Voici la grille tarifaire, avec le tarif minimum (il peut varier en fonction du jour) indiqué en yens.
Catégorie | Tembo Deck | Tembo Deck + Tembo Galleria | Tembo Galleria |
|---|---|---|---|
Adultes | 1 800 | 3 000 | 1 400 |
Enfants | 900 | 1 500 | 700 |
Les enfants de moins de 6 ans peuvent accéder aux deux observatoires à titre gratuit.
Sur place ou à l’avance ?
Petite subtilité : l’achat des tickets sur place impose un surcoût de 500 yens. Pour cette raison, je vous recommande de faire votre réservation en ligne. Pour les plus aventureux, il est même possible de l’effectuer l’achat dans un konbini de la chaîne 7-Eleven.
Voici le tarif plancher des réservations en ligne :
Catégorie | Tembo Deck | Tembo Deck + |
|---|---|---|
Adultes | 2 200 | 3 400 |
Enfants | 1 100 | 1 700 |
Gardez à l’esprit que le prix des tickets varie en fonction du jour : au plus bas du lundi au jeudi, plus élevé le vendredi et au plus haut le week-end. Si la durée de votre séjour à Tokyo le permet, il est donc recommandé de venir en semaine pour profiter d’un tarif plus contenu et d’une moindre affluence.

Outre les formules classiques, il existe d’autres options, comme une réservation au café ou au restaurant (le fameux 634) des observatoires, voire des événements plus étonnants comme un cours de yoga ou une cérémonie du thé à haute altitude.
Une fois votre date choisie, vous devez sélectionner un créneau horaire, de 10h à 21h. Ceux qui sont disponibles sont indiqués par un O, ceux qui sont complets par un X et ceux qui sont bientôt épuisés (et donc avec de la foule) par un Δ.

Si la visite dure en théorie 30 minutes, il est possible de rester plus longtemps. Lors de ma venue, j’avais choisi 18h30-18h59 pour profiter du coucher de soleil et, entre le temps de faire la queue aux différents ascenseurs, de prendre des photos et de marcher au milieu de la foule, j’ai dû y passer plus d’une heure.
Déroulement d’une visite
Une fois sur place, difficile de se tromper : vous arrivez au 4e étage, vous achetez un ticket au guichet ou à une machine, ou alors vous amenez la preuve de votre réservation sur votre téléphone. On vous donne alors accès au premier ascenseur, qui vous amène au Tembo Deck.
La Tembo Deck (350 mètres)
Les choses sérieuses commencent enfin avec ce premier observatoire, qui offre une vue imprenable sur l’intégralité de la mégalopole tokyoïte. On distingue les gratte-ciel des grands centres de la ville (Shinjuku, Shibuya, Chiyoda, Roppongi…), ses espaces verts (comme le jardin impérial de Shinjuku) et même la baie de Tokyo, jusqu’à Yokohama. Si le temps le permet, il est possible d’apercevoir le mont Fuji. J’ai eu cette chance lors de ma visite, alors que le matin du même jour, il n’était pas visible depuis le siège du gouvernement métropolitain. Une sacrée chance, surtout pour un mois de mai.

Admirer le coucher de soleil est une expérience incroyable, mais comme tous les points de vue fermés par des vitres, prenez garde aux reflets si vous comptez prendre des photos une fois la nuit tombée. Si le lieu est plongé dans une semi-pénombre, il n’est pas non plus avare en écrans et éclairages, on peut donc vite avoir une mauvaise surprise.
L’observatoire s’étale sur trois étages, à 340, 345 et 350 mètres, et propose un certain nombre d’attractions : café, télescope, espace pour écrire des vœux (comme dans un temple), service de photos souvenir… Il dispose également d’un plancher vitré donnant l’impression d’avoir les pieds dans le vide. J’avoue ne pas l’avoir trouvé aussi impressionnant que prévu : la nuit était déjà tombée et avec les reflets sur le verre déjà bien usé, on n’y voit pas grand-chose.
Une fois le tour du propriétaire réalisé, vous êtes dirigé vers un nouvel ascenseur qui vous emmène au second observatoire.
La Tembo Galleria (450 mètres)
Ce deuxième observatoire consiste en un couloir en spirale qui monte de 445 à 450 mètres d’altitude. Si la vue sur Tokyo ne change pas énormément, on ne dit pas non à ce qui est actuellement le neuvième plus haut point d’observation au monde ! La forme des fenêtres, incurvées, permet de regarder en contrebas : on a véritablement l’impression de flotter au-dessus de Tokyo.

Le problème des reflets reste entier par rapport à l’observatoire précédent : la Galleria sert également de salle d’exposition pour des événements, l’obscurité est donc loin d’être complète et le volume sonore peut être à l’avenant. Lors de mon passage, l’endroit était décoré en hommage à l’anime Blue Lock, avec musique et projection d’extraits. Pour être gentil, on dira que cela confère à l’expérience une ambiance typiquement japonaise.

La visite se termine par un espace clos à l’atmosphère futuriste nommé Sorakara Point, qui peut lui aussi servir d’espace d’exposition.
Une fois la visite terminée, on est à nouveau aiguillé vers des ascenseurs qui nous ramènent au quatrième étage.
Tokyo Skytree : le verdict
Il est temps de donner mon avis sur la visite de cette tour : faut-il l’intégrer ou non à votre séjour ? La réponse est oui, à une condition : vous appréciez les points de vue en hauteur et avez envie de prendre des photos. Dans ce cas, vous vivrez une expérience marquante, surtout à la tombée de la nuit. Je me souviens encore des lumières rouges et oranges clignotant au sommet des immeubles de Chiyoda et Roppongi, qui leur confèrent une atmosphère très cyberpunk que n’aurait pas reniée le film Akira.
Si ce genre d’attraction ne vous attire pas, il n’est pas impensable de faire l’impasse dessus. Le ticket complet (Deck + Galleria) reste cher (entre 3 400 et 4 000 yens pour un adulte) et l’endroit est souvent bruyant et très fréquenté. Si vous n’y allez pas lors d’un premier voyage au Japon, ce ne sera pas la fin du monde. J’avais moi-même dû écarter l’idée faute de temps quand j’étais venu à Tokyo pour la première fois. Il existe des points d’observation moins chers voire gratuits… mais aucun n’est aussi spectaculaire !
A faire au moins une fois
La Tokyo Skytree reste dans tous les cas un endroit emblématique de Tokyo, facilement accessible en transports en commun et idéal si vous voyagez en famille. Je recommande donc d’y faire un tour au moins une fois lors d’un séjour dans la capitale.
Une astuce pour finir : s’il est possible de réserver un créneau jusqu’à deux mois à l’avance, je vous conseillerais d’attendre d’être à Tokyo et de consulter les prévisions météo des prochains jours. Vous pourrez ainsi choisir un moment où vous aurez une vue dégagée. Il serait tout de même dommage de payer pour monter et ne rien voir à cause du mauvais temps !
Vous avez à présent toutes les informations pour vous rendre à la Tokyo Skytree dans les meilleures conditions.. Si vous souhaitez poser des questions pour organiser votre visite ou donner votre impression, on se donne rendez-vous dans la section commentaires.


